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Prothèse totale de hanche

FICHE D’INFORMATION PRE-OPERATOIRE
(Prothèse totale de hanche)

Madame, Monsieur,

L’examen clinique et les examens radiologiques ont permis le diagnostic d’une coxarthrose c’est-à-dire d’une usure du cartilage articulaire de votre articulation de la hanche. Après en avoir discuté avec vous, votre chirurgien vous a proposé de remplacer cette articulation malade par une prothèse.

Afin de prendre une décision en toute connaissance de cause, vous devez être informé(e) des risques encourus et des suites normalement prévisibles de cette intervention. Votre chirurgien est bien sûr à votre disposition pour répondre à toutes vos questions, ce formulaire vous aidera à préparer l’intervention.

1) QU’EST-CE QU’UNE PROTHESE TOTALE DE HANCHE ?

Une prothèse totale de hanche se compose de plusieurs parties :

  • une pièce fémorale qui est implantée dans le fût fémoral et qui peut y être fixée avec ou sans ciment,
  • sur la partie supérieure de cette pièce fémorale, est positionnée la tête prothétique qui peut être métallique ou en céramique.
  • le cotyle est l’autre pièce qui va se fixer dans l’os iliaque ; il peut être en plastique (tout polyéthylène) il est alors obligatoirement scellé au ciment. Il peut être métallique avec un noyau en plastique ou en céramique et est alors scellé au ciment ou non.

Chaque matériau a ses avantages et ses inconvénients, la prothèse idéale n’existant pas.
Après un examen approfondi des avantages et des inconvénients de chaque type de prothèse, votre chirurgien vous conseillera le procédé le mieux adapté à votre cas en tenant compte de votre âge et de la destruction articulaire particulière de votre hanche, tout en vous expliquant les raisons de son choix.

2) LA PHASE PRE-OPERATOIRE.

Cette phase est généralement de quelques semaines et vous devez la mettre à profit pour consulter le médecin anesthésiste qui choisira, en accord avec vous, l’anesthésie la mieux appropriée à votre cas. Il peut s’agir d’une anesthésie générale, d’une rachi-anesthésie ou d’une anesthésie péridurale (seule la moitié inférieure du corps est insensibilisée).
Le médecin anesthésiste décidera ou non de réaliser une autotransfusion (c’est-à-dire de vous faire prélever 2 à 3 flacons de votre sang afin de vous le retransfuser pendant l’intervention ou en post-opératoire immédiat). Vous pouvez aussi, lors de cette consultation, poser toutes les questions relatives à l’anesthésie et au traitement de la douleur post-opératoire.

Vous devrez aussi, pendant cette période, effectuer un certain nombre d’examens biologiques, à visée anti-infectieuse (dentaire, ECBU) et consulter éventuellement votre cardiologue.


3) L’INTERVENTION ET SES SUITES IMMEDIATES.

Vous serez hospitalisé(e) à la clinique la veille de l’intervention. Dès le lendemain de cette intervention, vous serez mis(e) au fauteuil et le surlendemain debout afin d’effectuer vos premiers pas à l’aide de cannes anglaises. L’appui est généralement autorisé de manière complète dès ces premiers jours post-opératoires.

L’hospitalisation est d’environ 1 semaine. Vous pourrez ensuite regagner votre domicile avec une rééducation par un kinésithérapeute de ville ou aller, si c’est votre souhait, dans un centre de rééducation pour une durée d’un mois.

Votre chirurgien vous reverra en consultation en général au bout de 4 à 6 semaines avec une radiographie de contrôle.

Normalement, cette prothèse totale doit faire disparaître la plus grande partie des douleurs de la hanche, doit vous permettre de marcher longtemps sans boiter et sans canne (à condition que vous n’ayez pas un autre handicap sur une autre articulation). Cependant, dans quelques rares cas, une complication peut survenir.

Il faut éviter, pendant cette période post-opératoire de 6 semaines, de croiser les jambes et d’hyperfléchir la hanche.


4) LES COMPLICATIONS
.

1) complications per-opératoires :
Il peut s’agir de complications générales liées à l’anesthésie, d’une complication pulmonaire, cardiaque ou digestive. Le risque de décès pendant l’intervention est devenu actuellement exceptionnel.

Complications locales :

  • Blessure des vaisseaux sanguins responsable d’une hémorragie nécessitant une transfusion sanguine.
  • Blessure de nerf pouvant entraîner une paralysie post-opératoire transitoire ou définitive.
  • Fracture du fémur ou du cotyle en cas d’os fragilisé ou décalcifié. Cette fracture peut nécessiter un geste supplémentaire de réduction et d’ostéosynthèse par du matériel métallique.

2) Complications post-opératoires :
Elles sont rares (2 à 3 % des cas). Il peut s’agir :

  • D’une hémorragie secondaire ou d’un hématome qui peut nécessiter une évacuation chirurgicale.
  • D’une infection de la zone opératoire qui nécessite, si elle est diagnostiquée précocément (dans les 3 premières semaines) un traitement antibiotique rigoureux généralement par voie intraveineuse et peut nécessiter, si elle est diagnostiquée plus tard, une réintervention chirurgicale avec nettoyage du matériel prothétique voire remise en place de nouveaux implants si l’infection est diagnostiquée tardivement (plusieurs mois).
  • La formation et la migration d’un caillot sanguin :
    Phlébite, embolie pulmonaire d’où la nécessité d’un traitement anticoagulant jusqu’à la reprise d’un appui complet (en général 1 mois).
  • La luxation de l’articulation prothétique nécessitant, si elle est précoce (dans les 3 premières semaines), une réduction sous anesthésie générale sans réintervention voire, si elle est récidivante, une réintervention chirurgicale avec changement d’une ou des pièces prothétiques.
  • Une différence de longueur des membres inférieurs qui ne peut être évitée avec certitude.
  • Des calcifications dans la capsule ou dans les muscles de voisinage qui peuvent être responsables d’une diminution de la mobilité post-opératoire.


5) EVOLUTION A LONG TERME.

Les prothèses totales de hanche actuelles ont une durée de vie importante mais qui n’est pas encore définie avec précision et dépendent en partie du matériau utilisé. En général, ces prothèses ont une durée de vie de 15 ans. Au bout de ce délai, si la prothèse mise en place est modulaire, il est possible de ne changer qu’une des pièces usées (la tête et la partie en polyéthylène du cotyle par exemple) sans nouveau geste osseux.

La prothèse peut aussi parfois se desceller plus rapidement que prévu et nécessiter alors une réintervention. Elle doit alors être remplacée par une nouvelle prothèse. Cette prothèse peut aussi être le siège d’une infection tardive par la migration d’un microbe à partir d’un foyer infectieux autre (urinaire, dentaire, panaris, etc…) d’où l’importance de soigner très rapidement et énergiquement tout foyer infectieux lorsque l’on est porteur d’un matériel prothétique.

Enfin, certaines pièces de la prothèse peuvent parfois être le siège d’une fracture. Il s’agit en général d’un défaut de conception ou de fabrication de la prothèse.

CONCLUSION

Les complications citées sont nombreuses mais extrêmement rares et il ne faut pas oublier que dans l’immense majorité des cas cette intervention permet de supprimer totalement les douleurs et d’obtenir une meilleure mobilité de la hanche, et ce pendant plusieurs années.

 





Auteur(s): Bellier